Ericsson et l’UAT veulent corriger les lacunes du spectre en Afrique - Mobile World Live

Ericsson et l’UAT veulent corriger les lacunes du spectre en Afrique

23 APR 2021

Ericsson et l’Union Africaine des Télécommunications (UAT) viennent de publier conjointement un jeu de recommandations destiné à palier aux problèmes de connectivité dont souffre le continent.

L’initiative  de l’équipementier suédois et de l’UAT est le premier fruit d’un partenariat signé en juin 2020 pour encourager une meilleure coordination des usages du spectre et abaisser ainsi le coût des technologies pour offrir des services plus abordables.

Dans un rapport commun, Ericsson et l’UAT font observer que la quantité de spectre allouée aujourd’hui à l’industrie des télécoms mobiles et autres est trop limitée, ce qui freine la progression du numérique en Afrique.

Les deux partenaires demandent aux autorités d’accorder du spectre « de façon appropriée, prédictible et rentable » pour faire éclore des services de communication « abordables et de haute qualité » et des initiatives appuyées sur les technologies intelligentes.

Les nations africaines devraient également promouvoir des licences de spectre « technologiquement neutres » et proposer « le bon mix de spectre radio dans les bandes basses, moyennes et hautes », de façon à s’assurer d’un accès pour tous les opérateurs.

Une autre suggestion consiste à offrir la possibilité aux opérateurs « de partager volontairement du spectre ».

Ericsson et l’UAT s’engagent à travailler ensemble pour faire appliquer ces recommandations dans les pays et chez les acteurs institutionnels de la région.

Retard dans les licences
L’
Afrique est en retard sur les autres grands marchés mondiaux en matière d’attribution de spectre voué aux services sur mobiles, souligne Dennisa Nichiforov-Chuang, analyste en chef chargée du spectre chez GSMA Intelligence.

Mme Nichiforov-Chuang explique à Mobile World Live que, fin 2019, les gouvernements africains attribuaient environ 80 MHz en moyenne à chaque opérateur, pour un total de 250 MHz par pays. Or, la moyenne mondiale est presque double, avec 150 MHz par opérateur et 480 MHz par pays.

L’analyste note par ailleurs des retards dans l’allocation du spectre, principalement liés à la régulation.

Author

Pierre Boutin

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