Afin de booster sa présence en Afrique de l’Est, l’opérateur sud-africain Vodacom va racheter 34,94 % des parts de l’opérateur kényan Safaricom à son groupe parent Vodafone pour 2,6 milliards de dollars US.

Vodafone, qui détient actuellement 65 % de Vodacom, conservera 5 % de Safaricom, une fois la transaction approuvée par les régulateurs. Le gouvernement kényan contrôlera les 35 % restants.

Dans un communiqué, Vodacom a vanté la plate-forme de monétique mobile de Safaricom, m-Pesa, empruntée aujourd’hui par plus de 19 millions de kényans.

Vodacom explique que m-Pesa cumulera sous sa houlette 32 millions d’utilisateurs, « ce qui en fait un acteur formidable sur le marché des services financiers en Afrique ». La transaction offre également à Vodacom une présence non-négligeable au Kenya.

La transaction « nous offre une opportunité unique de diversifier nos sources de croissance et notre profitabilité, a commenté Shameel Joosub, Pdg de Vodacom. Acquérir une part stratégique de Safaricom va offrir à nos actionnaires un accès à une activité fortement génératrice de croissance, marges et liquidités. » L’opération donnera en outre des fruits supplémentaires grâce à la coopération étroite des deux sociétés, notamment pour l’adoption de m-Pesa dans les pays où elles sont présentes, a ajouté le Pdg.

Shameel Joosub a estimé que le prix payé est « attractif pour accéder à 28 millions de clients supplémentaires ».

La nouvelle tombe alors que Vodacom annonce ses résultats pour l’année fiscale 2017, couvrant la période précédant le 31 mars 2017.

Les bénéfices nets sont en légère hausse, passant de 980 millions de dollars US pour l’année fiscale 2016 à 990 millions. Le chiffre d’affaires a également augmenté de 1,5 % pour atteindre 6,17 milliards de dollars.

Selon GSMA Intelligence, Safaricom est aujourd’hui le premier opérateur kényan, avec plus de 26 millions de clients. Airtel Kenya, son premier concurrent, en compte plus de 6 millions.

En mars, la Communications Authority of Kenya a démenti les bruits selon lesquels elle forcerait Safaricom a séparer ses activités mobiles de ses activités monétiques, bien que l’opération soit recommandée dans un rapport commandité par le régulateur au cabinet  Analysys Mason.